Historique

Le premier centre tibétain a vu le jour en 1975 à Anvers, dans une habitation privée, sous la supervision de Lama Ogyen (1933-1990). C’est durant un voyage en Inde quelques années auparavant, que quelques Anversois – grandement intéressés par le Bouddhisme – avaient établi un contact avec Kalou Rinpoché, le supérieur du monastère de Sonada à Darjeeling. Ils souhaitaient intégrer dans leur vie quotidienne tout ce qu’ils lisaient sur le bouddhisme : il leur fallait donc un exemple à suivre, un maître spirituel. C’est ainsi que Lama Ogyen fut envoyé à Anvers avec la bénédiction de Kalou Rinpoché, pour y enseigner le Bouddhisme aux Occidentaux.

Quand le centre d’Anvers se révéla trop petit en 1992, il déménagea vers Schoten, dans ce qui était un ancien atelier. Un stupa fut construit en 1995 et un nouveau temple en style tibétain suivit en 1998.  

En réponse à l’intérêt grandissant pour le Bouddhisme en Belgique et en lien avec les besoins de la société, les premières sessions d’enseignement furent organisées à Karma Sonam Gyamtso Ling (le nom tibétain du centre). Environ 1500 enseignants issus de tous les réseaux et des trois communautés de Belgique participèrent ainsi à une « Introduction au Bouddhisme ».

Cet enseignement fut retravaillé et publié sous ce titre, sous la direction de Lama Karta, directeur spirituel de notre centre à cette époque. Ce livre fut publié en quatre langues et a été réimprimé de nombreuses fois.   

En 1983, l’Institut fut reconnu par le Ministère de la Communauté Flamande, service Développement Populaire. L’Institut fut également à l’initiative de la publication en quatre langues (dont le tibétain) d’un album de Bob et Bobette (album 212). Cet album, « La Perle du Lotus » est un mélange remarquable de fiction et de réalité : notre fondateur Lama Ogyen et SS le Dalaï-Lama y apparaissent tous deux. (p. 13-14 et 55-56)

Au début des années ’80, l’intérêt grandissant pour les enseignements  poussa l’Institut à rechercher un endroit où l’on pourrait donner des sessions d’enseignements et des retraites de plus longue durée. Le choix de Lama Ogyen et de ses collaborateurs de l’Institut Tibétain se porta très vite sur le Château du Fond l’Evêque à Huy. On choisit de l’appeler « Yeunten Ling », ce qui signifie ‘Jardin des Qualités’.

Suite au décès de Lama Ogyen en 1990, Lama Karta – originaire du monastère de Sonada – rejoignit Yeunten Ling pour en prendre la direction spirituelle. Lama Karta fut durant de nombreuses années le moteur de notre mandala.

Le château se révéla très vite trop exigu, vu le nombre grandissant de participants aux stages : il fut décidé d’agrandir. La nouvelle infrastructure comporte le temple, une bibliothèque, des salles de réunion, ainsi qu’une cinquantaine de studios et chambres individuelles. Le temple – construit selon les standards de l’architecture et de l’art tibétains – peut accueillir jusqu’à 700 personnes.

Tout ceci n’a été possible que grâce à la patience, au courage et à la persévérance sans bornes de notre Lama Karta, aux dons généreux de nos membres et soutiens et enfin à la confiance de la banque. Qu’ils en soient tous remerciés.

Le nouveau temple fut inauguré par le Dalaï-Lama en juin 2006, lors de sa quatrième visite à notre pays. Sa Sainteté a donné le nom  ‘Thubten Shedrub Ling’ à notre temple : ‘Le jardin pour l’étude et la pratique des enseignements de l’Eveillé’. Entretemps, l’institut Yeunten Ling devint l’un des plus importants centres du dharma en Europe. Des milliers de personnes se rassemblèrent lors de la consécration par le Dalaï-Lama de la statue du Bouddha en 2012.

 

L’Institut Tibétain est aujourd’hui le centre administratif des Tibetan Buddhist Institutes, la structure générale qui chapeaute nos différents centres. Nos lamas ont choisi la Roue du Dharma en forme de fleur de lotus comme nouveau logo commun, un symbole reconnaissable par tous les pratiquants du bouddhisme. De plus, cette image était un cadeau de feu Kalou Rinpoché à nos instituts. Il nous donna également l’autorisation de l’utiliser comme logo.

2013 fut une année difficile : notre directeur spirituel Lama Karta décéda à l’âge de 53 ans des suites d’une longue maladie. Il fut d’une importance capitale pour le bouddhisme en Belgique. Il reste dans nos cœurs à tout jamais.

Depuis le départ de Lama Karta, beaucoup de choses ont changé : de nombreuses personnes se sont impliquées dans le mandala et y ont pris des responsabilités en tant que bénévoles. Ce processus nécessitera du temps, mais il nous remplit de courage et d’espoir quant à l’avenir de notre mandala.