Les lamas

A la suite du Lama Ogyen, décédé en 1990, le Vénérable Lama Karta reprend la direction spirituelle des Instituts. Il est ensuite rejoint par Lama Zeupa et Lama Tashi Nyima qui l’assistent dans sa mission.

Tous trois, formés par Kalou Rinpoché, appartiennent à l’école Kagyu, une des quatre écoles du bouddhisme tibétain. Ils se connaissent depuis leur jeunesse, leur amitié est inébranlable.

La photo ci-dessous a été prise à Sonada. Vous voyez Kalu Rinpochée avec ses élèves. Est-ce que vous reconnaissez deux de nos lamas? Pour voir le réponds, positionnez votre curseur sur la photo et attendez un petit moment.

le petit garçon avec le bras nu est lama Tashi Nyima, à droite le lama Karta.

« On sait ce que l’autre pense, on décide les uns pour les autres, explique le Lama Karta. Il n’est point besoin de nous parler, nous nous connaissons tellement bien ». On peut dire que ce sont des frères, une famille, et dans cet esprit de famille et de convivialité complice, ils administrent ensemble l’enseignement et l’accompagnement des différents cours et rituels.

Lama Tashi Nyima a répondu à l’appel du Lama Karta lors d’un pèlerinage à Sonada : « Nous avons en Belgique besoin de quelqu’un pour faire les poudjas (les cérémonies, les méditations). Qu’est-ce que tu en penses ? ». Ainsi a-t-il rejoint la Belgique en 1992 pour donner des enseignements.

Son étonnement de notre pays est encore fervent : « Un pays de grande beauté, un pays de progrès où la nourriture et l’eau sont très bonnes et les gens de bonne nature. Je suis tellement heureux que j’ai l’impression d’être dans le monde des dieux ».


Lama Zeupa fait partie de la famille belge depuis 1993. Il a choisi de s’installer à Yeunten Ling après avoir visité plusieurs centres de dharma en Occident.

Il témoigne de cette magie rencontrée à Huy : « J’ai eu le sentiment profond que le travail du dharma et les personnes qui s’y engageaient n’étaient pas du tout ordinaires ».

Lama Karta lui a demandé de rester, et il a répondu présent. « Lama Zeupa ? Un homme de grande intelligence et d’une profonde discrétion » selon Lama Karta qui nous confie avoir choisi ces lamas parce qu’ils sont qualifiés, très ouverts aux autres, patients, de grande sagesse et de très bonne discipline. « Ce qui revient à dire qu’ils sont parfaits » ajoute-t-il avec joyeuseté.


Un moine-artiste, Temba Rubgay, a rejoint la famille belge en 1990 pour mettre son art à la disposition des centres. La décoration des temples et des stoupas dans la tradition tibétaine est de sa main, de son don et de sa passion.

« Avec Temba, c’est la vie en couleurs ! » confie Lama Karta. Un homme toujours très actif. Il peint, il sculpte, il modèle des statues et donne les cours d’art tibétain. Un enseignant lui aussi.

« Voici le quatrième homme de notre mandala, dit le Lama Karta avec fierté.


Je sais que si je pars, les choses se poursuivront. Comme le Lama Ogyen savait que la continuité serait assurée parce qu’il m’avait choisi, j’ai choisi mes trois frères pour pouvoir partir un jour sans aucune tristesse ».

Entretemps, Sangay Norbu nous a rejoints : il estun des meilleurs moines du monastère de Salugara et assistera les Lamas lors des rituels. Nous nous réjouissons pleinement de l'accueillir.

Répondre sans s’imposer

Un lama est un enseignant, un guide spirituel. Il n’est ni un prêtre, ni un missionnaire. Le lama décide ou non, de son propre choix, s’il veut prononcer ses vœux de moine ou moniale. Il enseigne mais ne prêche pas. Il répond aux questions posées, de manière pragmatique.

Le bouddhisme n’est pas une théorie ; l’intention est de changer quelque chose, sur le terrain, dans les relations humaines ou dans le comportement de quelqu’un.

Un lama sera présent si vous faites appel à lui, mais il ne s’impose pas. Si en Belgique, leur présence est importante, c’est bien parce que des personnes ont voulu leur donner de l’espace et non point par volonté de conquête de leur part. Sans doute aussi parce que c’était le bon moment pour la rencontre entre l’Orient et l’Occident et parce que la non-violence absolue prônée par le bouddhisme répond plus que jamais aux aspirations de nos concitoyens.